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Chapelle Saint Jacques
Elle faisait partie de l' abbaye de Hohenbourg. Il ne reste aujourd’hui que la base des murs. Auréolée d'une légende très répandue au Moyen Age, la légende du chameau. Histoire : Selon la légende, cette chapelle aurait été fondée avec un ermitage au 9e siècle, La chapelle est bâtie sur un tertre artificiel, date de la 2e moitié du 12e siècle, contemporaine de l'église abbatiale de Niedermunster. Le tertre est consolidé par un mur d’enceinte en pierres sèches. Au 18e siècle, la chapelle, en mauvais état, est réutilisée comme annexe d'une métairie, puis comme maison de forestier, avant d'être détruite par un incendie en 1814 Plan : édifice à nef unique à 2 travées. Chœur quadrangulaire probablement couvert d’une voûte d’ogives. Dans les angles subsistent des colonnes engagées à chapiteaux cubiques
Chameau La légende du chameau à la croix de Niedermunster est représentée en plusieurs endroits : - au mur sud de la Cathédrale de Strasbourg, - antépendium de l’autel de la nef collatérale Nord de l’église des Jésuites de Molsheim (l'Autel de la croix), - à la chapelle funéraire du cimetière de St Nabor et - dans le vitrail (16e s.) de la salle de réunion de la Mairie d’Obernai. Sans compter le sentier des chameaux, près du Moenkalb
Les reliques sur le dos de chameau : parcelle de la vraie croix, un voile de la Vierge, plus, selon les versions, la relique du bras de Saint-Basile, une relique de Saint Denis, le prépuce du Christ (le premier sang versé)... Le tout avec une croix monumentale, c’est pourquoi on représente l’animal portant une croix. Recouverte d’argent et attachée au dos de l’animal.
A St Nabor : Chapelle des morts, dite chapelle du chameau Peinture : 19e/20e siècle –antépendium de l’autel Sujet : un chameau portant une croix et des livres suivi de 5 chevaliers en armure arrive à l' abbaye de Niedermunster provoquant l' étonnement de l' abbesse et de cinq religieuses ; source : la légende du chameau de Niedermunster : peu avant 799, Hugo, le duc de Bourgogne reçut des reliques de la vraie Croix (variante : reçue de Charlemagne en 803) ; il les fait enchâsser dans une grande croix d' argent, la chargea sur un chameau avec des livres saints et ordonna à cinq chevaliers de suivre l' animal ; le chameau s' arrêta à Niedermunster devant la porte du couvent ; la croix fût alors dressée dans l' église abbatiale.
La croix a bien existé. Elle se trouvait dans la crypte de l’abbatiale de Niedermunster. Un circuit d’escaliers, de portes et de couloirs permettait de guider le flot des pélerins. Haute de 2,75 mètres, elle était recouverte sur ses deux faces d’argent et de reliefs repoussés. Epargnée par l’incendie du bâtiment conventuel de Niedermunster en 1540, elle a été transférée à Hohenbourg, puis, après l’incendie de Hohenbourg en 1546, transférée dans la collégiale de Saverne, puis à la Chartreuse de Molsheim, d’où elle disparut à la Révolution. Rien à voir avec la croix de pierre dans l'actuelle église des Jésuites, datée de 1480 et venant des Chartreux de Kœnigshoffen Il n’en subsiste qu’une gravure de 1781 dans un ouvrage de Silbermann (Jean André, le facteur d’orgue, qui construit la même année un orgue à Molsheim), ouvrage consacré au Mont Ste Odile. Pourquoi cet intérêt du facteur d'orgue pour le Mont ? En 1750, il y a installé un Positif réalisé par André Silbermann en 1720 à Strasbourg !
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